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Villette en Cirques : Cirque Bang Bang

[Effervescence] le 23 février 2016

Du 26 février au 6 mars, le Cirque Bang Bang s’installe à La Villette pour deux week-ends dédiés au jonglage avec Slow Futur, réalisé avec le groupe Zombie Zombie – alias Étienne Jaumet et Cosmic Néman. Les programmatrices de Villette en Cirques nous racontent ce spectacle de Villette en Cirques.

Quelle est la spécialité du Cirque Bang Bang ?
Sylvie Cadenat : C’est le troisième spectacle du duo Elza et Martin autour de la pratique du jonglage à 3 balles. C’est du jonglage assez minimaliste, resserré : autour de la main. Il ne faut pas s’attendre à de grands jetés, car ils sont sur une pratique assez monomaniaque – mais comme tous les jongleurs au final !

Peut-on dire que Slow Futur traite du temps qui passe ?
Sylvie : Sur ce spectacle, le Cirque Bang Bang a fait construire un grand tapis roulant mécanique de 8 mètres de long. Mais pas celui qu’on voit dans les salles de gym, c’est vraiment un bel objet. Donc ils évoluent et dansent sur ce tapis roulant, à différentes vitesses, et ils ont travaillé sur la marche avec des traversées très rapides, en avant comme en arrière.
Raffaella Benanti: L’éclairage est assez étonnant, avec des néons soit posés au sol soit suspendus dans les cintres. C’est vraiment un univers mécanique…

Dans ce spectacle, l’accent est plutôt mis sur la recherche visuelle ?
Raffaella : Oui, c’est vraiment une expérience esthétique. C’est très épuré, très rigoureux, et en même temps c’est beau, donc c’est assez étonnant. Au niveau de l’écriture chorégraphique, c’est très fort. D’un côté ce sont des variations sur le même thème, avec cette technique de jonglage sobre sur ce tapis roulant. Mais l’écriture évolue beaucoup au fil du spectacle, donc c’est très intéressant.
Sylvie : En plus, la relation qui lie les deux jongleurs est un peu étrange : ils se regardent très peu, car souvent côte-à-côte. Ils tricotent, ils jonglent l’un sur l’autre, l’un autour de l’autre. Mais c’est toujours assez froid, ils ne se regardent pas. C’est neutre. Moi je me suis complètement laissé embarquer dans leur histoire !
Raffaella : C’est formel, il n’y a pas de jeu d’acteur dans le sens humain… mais c’est un choix, très assumé. À la fin, on est comme hypnotisé par ce mouvement régulier, qui revient sans cesse sur ce tapis roulant. Et qui en même temps évolue avec beaucoup de subtilités. C’est vraiment un très beau travail, très réussi.

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Crédit photo : Christophe Raynaud De Lage

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