En ce moment Mon compte

A la rencontre d’Amanda Coutouzis de la Communication

[Coulisses] le 04 décembre 2014

A la Villette, nous sommes plus de 250, répartis en dix départements spécialisés. Afin de vous présenter les équipes, nous avons décidé de partir à la rencontre de chacun pour parler métier, mais aussi passions. Pour démarrer ce programme, nous avons bu un thé avec Amanda Coutouzis, à la Direction de la Communication et des Publics.

Amanda Coutouzis

Qui es-tu Amanda ?
J'ai 33 ans, je suis maman d'une petite Zoé et bientôt d'un petit gars... Franco-grecque et ayant vécu à Athènes jusqu'à mes 18 ans, je suis arrivée à Paris et très vite en stage à la Villette un peu par hasard. Je débarquais de Montpellier où j’avais fait des études de Médiation culturelle et communication et Arts du spectacle. Je connaissais la Villette depuis mon enfance quand je venais en vacances en France : j’ai des photos de moi petite sur les chaises de Starck.

A l’époque j’étais en charge de remettre à jour le fichier des écoles de pratique cirque, que je gère toujours. C’était la découverte de la Villette, de sa globalité, l’émerveillement de ce lieu-là. Depuis j’ai fait plusieurs contrats et je suis en CDI depuis 2008.

Son travail

Quel est l’intitulé de ton poste ?
Depuis 2008 donc, je suis chargée du développement des publics au service des publics et de la médiation (SPM). Je fais de la recherche des publics individuels pour répondre à un enjeu de fréquentation mais aussi de diversité, de mixité des publics dans la salle.

Ça veut dire « remplir » les salles et pas d’un seul type de public : faire en sorte qu’il y ait des nationalités, CSP, âges diversifiés. Ce sont des personnes et des communautés de publics qu’on va chercher ailleurs, dans d’autres structures culturelles, des associations, des médias spécialisés, des réseaux web aussi.

Au quotidien ça consiste en quoi ?
Beaucoup de mails, de coups de fil, de réunions, de rendez-vous avec l'extérieur : avec des grosses structures institutionnelles pour des échanges de visibilité, mais aussi de toutes petites écoles de pratique amateur par exemple.

L’idée est d'expliquer à nos interlocuteurs notre programmation, leur donner envie et les faire venir à leur tour avec leurs propres publics. Un autre penchant de mon travail consiste à un aspect plus technique : requêtes de fichiers avec notre base de données 4D pour, par exemple, envoyer le prochain courrier danse à nos spectateurs précédents danse... Aussi les préparations, maquettes et envois des newsletters, ainsi que des courriers postaux à nos publics. Parfois vous nous voyez également nous balader avec cartons de tracts et affiches pour diffuser notre programmation dans les autres lieux voisins du site...

Tu travailles avec qui à la Villette ?
Avec l’équipe directe du SPM, avec lesquels nous alimentons un vrai « esprit de groupe ». Avec mes collègues du pôle médiation avec qui nous essayons de mettre nos outils respectifs à disposition les uns des autres. Par exemple, proposer à un public d'individuels des conférences de danse qu'ils donnent habituellement aux groupes dans un souci d'accompagnement, de préparation au spectacle. Avec les autres services de la DCP mais aussi avec la programmation pour être vraiment au fait des projets.

Ses goûts

Quelle est ta passion ?
Je suis un peu à l’image du parc : muli-culti ! Je sais pas si je peux parler d’une passion. Si je suis si bien ici, c’est parce que j’ai des tas d’intérêts, le spectacle vivant, la photo, les voyages, la musique, la bouffe…

Ton lieu préféré sur le parc ?
J’aime beaucoup les jardins passagers : on en oublie qu’on se trouve à Paris. Et nos fameuses tables dans les jardins à la cité administrative où on déjeune dès qu’il y a le moindre rayon de soleil. C’est une activité très risquée : piqûres d’abeilles, feuilles ou toiles d’araignées qui nous tombent sur la tête… Je trouve ça quand même pas mal comme risques de travail !

Ta manifestation préférée de notre programmation ?
Des programmations comme 100 Dessus Dessous, où l'on découvre des artistes loufoques, je pense aux Espagnoles Jerez. J’aime beaucoup aussi des pièces qui sont entre le théâtre et la performance comme Ganesh Vs. The Third Reich plus récemment. J’aime bien cet axe de la programmation : entre plusieurs disciplines, jamais consensuelle. Où on peut à la fois se marrer et à la fois se questionner, et qui est toujours un peu dans le borderline.

Ton meilleur souvenir Villette ?
Les fêtes bien sûr ! De fin de programmation, de départs à la folie N6 aussi... Des moments de détente où on se retrouve tous ensemble, on oublie un petit peu la hiérarchie et les étiquettes et on peut franchement passer un bon moment. Comme cette fois où Etienne Blanchot (programmateur Villette Sonique) faisait un DJ Set, et j’ai dansé avec Yveline Rapeau (programmatrice cirque) sur Les Rita Mitsouko.

Les films que tu aimes voir au festival Cinéma en plein air ?
Parmi les dernières éditions du festival : Moonrise Kingdom, Les Beaux Gosses, Harvey Milk, Polisse, Soul Kitchen...
Question genre cinématographique j'ai un petit faible pour les films anglo-saxons type Pride qui vient de sortir, Full Monty, Billy Elliot, Secrets and Lies, ou plus vieux et plus délire : A Fish Called Wanda. C’est des films qui ont pas mal de choses à nous apporter au niveau du scénario, de l’originalité des dialogues.

Le dernier livre que tu as acheté à la Librairie Actes Sud ?
La Couleur des Sentiments de Kathryn Stockett. C'est sorti il y a un bout de temps, on me l'avait recommandé, j'avais adoré, et j'en ai acheté plusieurs exemplaires pour des amis.

Ton concert préféré à la Villette ?
Ça va plutôt être des pépites que j’ai découvertes sur Villette Sonique : Owen Pallett, Atlas Sound ou Johanna Newsom dans un autre genre. Ce que j’adore dans ce festival c’est que ce sont vraiment des artistes que je connaissais pas avant et que j’ai beaucoup écoutés par la suite.

Ne le gardez pas pour vous

Partagez cet événement sur les réseaux sociaux