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Pitchfork Music Festival 2016 : la programmation

[Effervescence] le 04 octobre 2016

Du 27 au 29 octobre, le Pitchfork Music Festival va faire résonner la Grande halle. Comme chaque année, la programmation pointue donne bien envie ! M.I.A, Acid Arad, Bat For Lashes, oui mais pas que ! L’équipe web de La Villette vous déblaie les énigmatiques noms annoncés.

Jeudi 27 octobre, la tête d’affiche c’est DJ Shadow, producteur légendaire qui donne dans le abstract hip hop, il revient pour présenter son cinquième album The Mountain Will Fall, avec des featurings alléchants comme Run The Jewels, Ernie Fresh ou encore Nils Frahm. Mais on a hâte aussi de découvrir le nouveau projet de Chet Faker, qui a décidé de revenir à ses origines et de sortir son prochain album sous son propre nom : Nick Murphy. Pour une electro plus lente, plus ombrageuse, plus prenante aussi. Dans la lignée electro contemplative, Mount Kimbie revient pour, espérons-le, annoncer une suite post-dubstep à Cold Spring Fault Less Youth. Electro toujours, il vient à peine de sortir son premier album Elaenia que Sam Shepherd alias Floating Points passionne déjà les foules pour son épopée musicale ! Depuis la sortie de leur troisième album, Hold/ Still, les Canadiens de Suuns ont marqué les esprits de leur live explosif, noir et menaçant. Quant aux Parquet Courts, ces prolifiques punk américains qui écrivent avec leurs tripes viennent à nouveau de sortir un album éprouvant et émouvant, Human Performance. Dans les découvertes, le jeune rappeur britannique Avelino va séduire les inconditionnels de James Blake. En plus léger, la surf matinée de soul d’Aldous RH va vous renvoyer en vacances.

Vendredi 28 octobre, la prêtresse Natasha Khan aka Bat For Lashes va ravir les cœurs du Pitchfork de sa dream pop. Mais le clou de la soirée sera bel et bien Moderat : le projet formé par le duo Modeselktor et Apparat (Sasha Ring) pour une pop-électronica profonde, ancrée dans des basses aux airs de sables mouvants. On attend aussi impatiemment Todd Terje & The Olsens – qui revient plus boosté que jamais en mode disco : écoutez son EP de reprises The Big Cover-Up pour préparer les chorés sur le dancefloor de la Grande halle ! Tout aussi inflammable mais à combustion lente, c’est Explosions in the Sky, qui est passé maître dans l’art des montée post-rock. Depuis quelques temps déjà, Flavien Berger embrase la presse et le public de ses performances captivantes : les inRocKs ont titré qu’il était « la meilleure chose qui soit arrivée à la chanson française depuis l’apparition de Christine and the Queens ». Que rajouter ? Amateurs d’expérimentations, Brandt Brauer Frick qui s’obstine à jouer de la techno avec des instruments classiques, pour des compositions déconstruites fascinantes. Rayon guitares, après un premier essai à guitares très lo-fi, Porches se réinvente avec Pool, plus synthétique, plus introspectif, plus sincère. Enfin, le nouveau favori de la pop, c’est C Duncan, qui sait jongler avec les mélodies les plus ensorcelantes.

Samedi 30 octobre, attention la rappeuse M.I.A n’a rien perdu de sa verve et elle le prouve avec son nouvel album AIM ! Plus deep en house et techno, les amateurs de Resident Advisor ont de quoi se réjouir car le duo de DJ italiens Tales of Us va très probablement retourner la Grande halle. Dans la même veine, Caribou avait enchanté le Pitchfork Music Festival en 2014, il revient avec son hypnotique projet Daphni, beaucoup plus dancefloor. Tout aussi efficaces à réchauffer les ambiances les plus industrielles, Motor City Drum Ensemble vont vous faire danser. Mais pas autant que Acid Arab qui vont vous faire voyager au Moyen-Orient et crammer vos stan smith sur le parquet. Côté RnB, l’envoûtante chanteuse ABRA s’est auto-proclamée duchesse de la darkwave. Membre du Savemoney Crew de Chance the Rapper, Joey Purp semble bel et bien avoir sorti le meilleur album de hip hop de l’année. Amateurs de sensations fortes, Bonzai mêle electro sombre et flow hip hop cinglant.

Enfin pour les inconditionnels de 6 cordes, après une année à tourner dans des projets parallèles, les quatre musiciennes de Warpaint reviennent avec un nouvel album accrocheur, Heads Up. Amoureux de la perfide Albion, Shame représente ce qui se fait de mieux en ce moment en termes de décadence britannique. Entre deux tournées d’Editors, Justin Lockey a décidé de montrer un projet avec Rachel Goswell de Slowdive, ils ont invité Stuart Braithwaite de Mogwai et James, le frère Lockey, une équation étonnante qui donne un supergroupe magnétique : Minor Victories. Attention aux apparences, The Guardian prévient que la pop si douce de Whitney peut s’avérer bien énergique sur scène.

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