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Petit lexique de cirque

[En coup de vent] le 09 février 2015

Le cirque est au cœur de la programmation de La Villette. Mais difficile de s'y retrouver dans la pléthore d’agrès traditionnels et nouveaux. C’est quoi une roue Cyr ? Et un trapèze Washington ? Qu’est-ce qu’il a de chinois ce mât au juste ? Bref, on vous propose un petit lexique pour briller auprès de vos amis après la représentation d’Over The Cloud.

Pour démarrer, Jules Trupin, de la 26e promotion du Cnac, explique la bascule coréenne :

« C’est une planche en bois de 3m de long sur 40cm de large, posée sur un axe. Ça se pratique à 2 minimum : le poids et l’impulsion d’une des personnes fait sauter l’autre personne. Ce mouvement à répétition fait qu’on prend de la hauteur. Le but est d’exercer des figures acrobatiques, et de retomber sur la planche elle-même pour faire voltiger notre partenaire. »

Dans Over The Cloud, on retrouve du fil souple aussi.
Fil souple : Vous saviez que le fildedeferiste avait aussi une variante sur fil relaché ? C’est le même câble en acier, toujours à faible hauteur, mais le fil est détendu, ce qui complique la tâche des sauts périlleux. Non, s’il peut faire des bonds, sur ce fil souple, l’acrobate va préférer les équilibres ou des jongleries.

Et des tissus, une invention très récente !
Tissus : vous connaissez bien la corde lisse, certains d’entre vous s’y sont même retrouvés confrontés en cours d’EPS au collège. Par contre, tout le monde n’est pas forcément familier des tissus. Vous noterez le pluriel, c’est parce que l’acrobate utilise 2 pans de tissu suspendus pour ses figures. Pour l’anecdote, c’est Gérard Fasoli, désormais directeur général du Cnac, qui a eu l’idée de cet agrès.

Roue Cyr : Encore un nouvel agrès, puisqu’il a été inventé en 1995 par Daniel Cyr, le cofondateur du Cirque Eloize. C’est un cercle en métal de 2m de diamètre et l’acrobate évolue à la manière d’un homme de Vitruve, dans l’esprit de Leonard de Vinci.

Main à main : certes, ce n’est pas vraiment un agrès, c’est plutôt de l’ordre de la discipline. Quoique, certains pratiquants avancent que le porteur peut être apparenté à un agrès.

Explication du main à main par Jonathan Charlet, de la 26e promotion du Cnac :

« J’ai un voltigeur moi j’ai pas de planche pour le faire propulser en l’air, mais je le porte à la force de mes bras, et je le lance et il fait des saltos et je le rattrape. Et on a tout un truc de figures statiques aussi où il est en équilibre dans mes mains. Et on fait des figures aussi de la même façon. »

Banquine : Quand il y a plusieurs porteurs, ils peuvent former une plateforme avec leurs bras, ce qui constitue une bonne base pour les saltos du voltigeur. C’est notamment une spécialité de la compagnie XY, qui sera à La Villette du mercredi 18 novembre au dimanche 27 décembre avec « Il n’est pas encore minuit… »

Mat chinois : en gros, c’est comme la corde lisse, sauf que c’est une barre verticale en acier fixe, donc fatalement plus épaisse. Et d’origine asiatique apparemment. Une certaine émission de télé aura sûrement déclenché des vocations… !

Trapèze Washington : Il y a multitude de trapèzes en fait : le ballant (le plus connu), le fixe, le volant, le trapèze-danse, etc. Quant au trapèze Washington, comme la roue Cyr, a hérité du nom de son créateur. Ce trapèze d’équilibre est spécialement conçu pour pouvoir réaliser des équilibres de tête … Très impressionnant.

Ce lexique est loin d’être exhaustif, mais de toute manière, on a pas besoin de vocabulaire pour apprécier le cirque !

Crédit photo : Christophe Raynaud de Lage

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