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Hautes Tensions : les voltigeurs Philébulistes

[Effervescence] le 07 avril 2015

Du 10 au 12 avril, Les Philébulistes seront dans la Grande halle pour présenter Hallali ou le 5eme de Beethov, leur dernier spectacle grandeur nature. Le directeur de la compagnie, Maxime Bourdon, a répondu à quelques questions sur son agrès, qu’il a conçu sur mesure pour cette création !

Pouvez-vous vous présenter ?
Maxime Bourdon, trapéziste, voltigeur et directeur des Philébulistes.

Pouvez-vous résumer votre parcours brièvement ?
Je suis formé à l’ENACR et au CNAC (2000-2003) comme voltigeur au trapèze volant. En mai 2003, j’intègre les Arts Sauts pour la création d’Ola Kala. Je fonde la compagnie Les Philébulistes en 2007 et développe le concept de notre machine Philébule, qui donnera lieu au spectacle Arcane (en tournée depuis 2009). En 2013, suite à la mise au point d’un nouvel agrès aérien, la compagnie lance le projet Hallali ou la 5eme  de Beethov’, grande forme aérienne sortie en 2014.

Comment vous est venue l’idée de cette création ?
Il y avait, depuis 2011, l’envie d’une grande forme pour le prochain spectacle. Et aussi ce nouveau concept d’agrès aérien, avec le cadre qui tourne. Pour ce qui est de la dimension artistique d’Hallali ou la 5eme de Beethov’, la créativité a motivé une bonne partie de l’écriture. Car c’est un nouveau genre de spectacle aérien : nous avons créé une nouvelle voltige et une forme plus riche sur le plan artistique.
L’idée principale du spectacle est celle de l’imminence. On découvre 5 acrobates qui se préparent à entrer sur scène. Hallali est un focus fait sur ces 5 secondes de préparation, sorte de voyage surréaliste dans la tête des interprètes, fantasmes et angoisses confondus. Ce thème de l’imminence, c’est-à-dire de l’instant qui arrive et auquel on se prépare, est directement extrait de notre pratique acrobatique : tout est dans la question « sommes-nous prêt à rattraper ou à chuter ? ».

Voir un extrait du spectacle : https://www.youtube.com/watch?v=dDXf4XVtiV0

Quelles sont les disciplines présentes dans ce spectacle ?
Il s’agit donc de ce cadre qui tourne sur lui-même à 360°, qui permet de multiplier les possibilités acrobatiques. Il y en deux face-à-face, inscrits dans une structure scénographique spécifiquement pensée pour les agrès. La structure est à la mesure de l’espace investi par la voltige.

Si vous deviez trouver un objet pour symboliser ce spectacle, quel serait-il ?
Pour nous, l’objet le plus représentatif d’Hallali est la tête de cerf, symbole de la chasse à courre. Il s’agit d’une thématique développée dans le spectacle où la chasse est la métaphore de la mise en pâture des artistes au nom du divertissement. C’est aussi un symbole de l’imminence, à travers le titre même du spectacle : Hallali, instant sonné juste avant la capture de la proie.

Qu’est-ce qui vous inspire au quotidien ?
Notre quotidien est fait de notre pratique. Pour l’inspiration, je la puise davantage dans mon imaginaire. Je crois que l’image que j’ai de ma pratique est faite d’eau, de vide, de temps,  de musique, de peur et d’hyper-présence…

Avez-vous le goût du risque ? Comment, pourquoi ?
Oui. Evidemment. C’est ce que le cirque nous enseigne : à repousser les limites du réel et de sa propre perception.

 

Ne le gardez pas pour vous

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