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Compagnie Akoreacro : l’interview

[Tête-à-tête(s)] le 03 novembre 2016

Du 23 novembre au 25 décembre, La Villette accueille Klaxon, de la compagnie Akoreacro. Interview de Claire, voltigeuse, pour parler de cette création aussi bien musicale qu’acrobatique. Un spectacle de cirque qui approche de sa 300e représentation, mais pour la première fois à Paris ! A voir en famille !

Cette création semble fourmiller de petits détails, quel est l’effet recherché ?
Compagnie Akoreacro : C’est une création collective, donc il y a un certain foisonnement scénique, sans compter qu’il y a plusieurs disciplines de cirque représentées au plateau. L’ensemble donne un spectacle dynamique, avec effectivement pleins de détails, mais aussi de la légèreté, de l’humour, de la poésie…

La compagnie compte autant de musicien que d’acrobates, comment travaillez-vous ?
Compagnie Akoreacro : Avec 5 musiciens et 6 acrobates, nous avions vraiment envie que l’acrobatie et la musique cohabitent. Mais également que les instruments de musique deviennent des personnages à part entière : on a travaillé pour qu’ils fassent partie intégrante de l’histoire, et pour que les acrobates prennent part à la partition musicale.

Le but était d’arriver à un langage, à créer un dialogue. C’était très riche, et difficile parfois car ce sont deux mondes tout de même très différents… Mais à force de creuser on trouve quand même des similitudes entre l’acrobatie et la musique et c’est assez fou finalement !

Quel est le style choisi pour la musique ?
Compagnie Akoreacro : C’est très éclectique, il y a beaucoup d’inspirations différentes qui vont chacune provoquer une émotion suivant le tableau : on va avoir du jazz, du hip hop, du classique, aussi bien que de la musique du monde…

Et quelles sont vos acrobaties de prédilection ?
Compagnie Akoreacro : Il y a beaucoup de portés acrobatiques, du main-à-main, mais aussi de l’acrobatie aérienne avec du cadre. Et puis des échanges entre disciplines parce qu’on a pas mal travaillé sur cet aspect : comment faire en sorte que la banquine et les portés puissent être médiateurs ? Comment partir d’un trapèze Washington et atterrir sur des porteurs qui le rattrapent ou encore partir d’une banquine pour arriver sur un cadre aérien.

A part l’acrobatie, on va aussi trouver de la jonglerie, de l’équilibre, des clowns. Mais dans l’ensemble, Klaxon est acrobatique et très visuel.

Vous fêtez cette année les dix ans de la compagnie, comment avez-vous commencé ?
Compagnie Akoreacro : On était ensemble dans l’école de Cirque de Châtellerault. Comme on avait tous des spécialités différentes, après le bac, on a voulu se perfectionner : l’idée était de se laisser un an pour travailler sur sa discipline pour se retrouver après. A ce moment-là, on a demandé à plusieurs d’écoles européennes, on voulait rester ensemble pour travailler collectivement sur la technique de la banquine. Mais on n’a pas trouvé, donc on s’est tournés vers Moscou, où Romain et moi on avait fait notre première année.

Que vous a apporté cette année de formation en Russie ?
Compagnie Akoreacro : C’était une approche différente de l’école européenne : quand on sort d’une école, on garde quand même une identité, que ce soit à Montréal ou à Châlon. Et finalement, cette empreinte de formation marche comme un repère pour beaucoup de gens. Ce qui fait qu’au début, ça a été un peu difficile parce qu’on était sortis du réseau français. Mais en fin de compte, pas tant que ça, car on a beaucoup travaillé à l’étranger avant d’intégrer le réseau contemporain français avec notre deuxième spectacle, Pfffffff.

C’était chouette car quelque part, ça nous a laissé le temps de façonner notre propre identité artistique.

Crédit photo : Jean-Luc Tabuteau

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