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Bowie Is à la Philharmonie

[Effervescence] le 03 mars 2015

Après avoir fait le tour du monde, l’exposition Bowie Is, conçue par le Victoria and Albert Museum de Londres, fait escale à Paris dans la rutilante Philharmonie ! Une bonne manière de (re)découvrir cet artiste inclassable et de se mettre dans le bain pour come been and gone de Michael Clark du 3 au 6 juin à La Villette !

Dans le hall de la Philharmonie de Paris, les agents d’accueils sont tous marqués du sceau de David Bowie : un éclair pailleté sur l’œil ! En effet, un stand de maquillage fait patienter face à la longueur de file d’attente. Mais la queue se résorbe rapidement et bientôt nous nous retrouvons armés de sortes d’audio-guides pour pénétrer dans l’antre de l’artiste qui a marqué cinq décennies de musique.

Mais c’est bien mieux que des audio-guides ! L’auditeur n’a en fait rien à actionner : la musique se déclenche automatiquement quand il passe devant un écran. Une belle manière de s’immerger dans l’univers de David Bowie, et d’enfin comprendre ses mille et une facettes. Ca donne lieu à des situations cocasses, car si le visiteur cherche à échanger avec un ami, il devra retirer le casque… c’est là qu’il réalise que certains, portés par la musique, chantent à tue-tête un « Space Oddity » persuadés que personne ne les entend.

On rit sous cape, mais on sait que quand viendra notre chanson préférée, il faudra se retenir de danser !

Après l’intention de l’exposition, la première pièce présente la genèse du projet David Bowie : sa famille, ses envies, ses motivations, son ambition… Mais rassurez-vous, la suite est loin d’être chronologique. Dans chaque recoin de l’espace se cachent des thématiques, avec des clips bien entendu, des émissions de télé, des extraits de documentaires… Et surtout des costumes ! Provocants ou sobres, influencés de kabuki ou composé avec Alexander McQueen, porteur de message pour la cause homosexuelle ou simplement esthétiquement intéressants…

Bien évidemment, Bowie Is n’a pas vocation à être exhaustif, car comme une mention le rappelle, David Bowie a réalisé 27 albums studios entre 1967 et 2013 et environ 150 disques live, singles et vidéos. Par contre, la recherche va vers l’inédit : des extraits de studio pour se sentir proche du réalisateur, des extraits de carnets intime ou de cartes de cut-up (une méthode pour aléatoirement générer des paroles) pour comprendre ses réflexions, des peintures de Iggy Pop ou autres réalisées à Berlin, pour envisager sa sensibilité sous toutes ses formes.

Ca va de l’infime – un paquet de cigarette gribouillé – au sensationnel comme un synthé offert par Brian Eno. Pour finir, enfin sur une immense salle dédiée aux images de la tournée de Diamond Dogs en 1973 !

Et si l’exposition adresse en filigrane les différentes embûches de sa carrière, telles que addictions ou censures, rien ne vient alourdir le parcours du visiteur : cette exposition reste glam et paillettes !

Au travers de ses milliers de personnages, on ressort avec une image plus complète de cette icone visionnaire, ce fan de Little Richard, cet ami de Philip Glass, cette idole qui osait se mettre en danger pour rester sincère.


Exposition David Bowie Is - Philharmonie de... par PhilharmoniedeParis

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