ROMEO CASTELLUCCI / ESA-PEKKA SALONEN / GUSTAV MAHLER
Résurrection (Symphonie n°2 en ut mineur)
Avec l'Orchestre de Paris
1h30
Mise en espace par Romeo Castellucci, la symphonie Résurrection de Gustav Mahler semble prendre toute sa grandeur tragique. Pour magnifier cette œuvre monumentale dirigée de main de maître par Esa-Pekka Salonen, Romeo Castellucci offre un funèbre « chant de la terre » dont on ne ressort pas indemne.
C’est une partition littéralement hallucinante que la Symphonie n° 2, dite Résurrection, composée par Gustav Mahler entre 1888 et 1894. Une partition qui s’écoute comme on regarderait un film. Une partition qui, comme beaucoup d’autres de son auteur, suscita d’abord l’incompréhension : « Si ce que j’ai entendu est de la musique, alors je ne comprends plus rien à la musique ! », lui déclara le chef d’orchestre Hans von Bülow. C’est pourtant aux obsèques de ce dernier que Gustav Mahler reçut, sous la forme d’une marche funèbre, l’inspiration qui lui permis de parachever cette œuvre monumentale – jusqu’à ce long mouvement final avec choeur quasi opératique – devenue l’un de ses « tubes »… Face à cet objet non conventionnel pour le monde du théâtre, à cette partition conçue pour être écoutée les yeux fermés, qui impose de s’abandonner à la musique, Romeo Castellucci a pris le parti d’une implacable humilité. Si elle est glaçante – et plus encore aujourd’hui, deux ans après sa création au Festival d’Aix-en-Provence –, si elle s’imprime durablement dans la rétine et la mémoire, l’installation dynamique qu’il a conçue a ceci de miraculeux qu’elle ne rend que mieux audible l’impondérable magie (et l’inusable modernité) de Gustav Mahler. Au diapason d’un Esa-Pekka Salonen qui semble éprouver cette musique jusqu’au bout de sa baguette, le metteur en scène livre un bouleversant chant de la terre qui nous intime d’être présents et vivants face aux morts. Une expérience inoubliable.
Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes et des personnes non averties.
La scénographie du spectacle ne permet pas une visibilité totale pour les personnes en fauteuil roulant.
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Découvrez l’interview de Fabrice Truffert, régisseur général
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Pour aller plus loin
« La musique est capable de produire par elle-même des images abstraites qui appartiennent à chacun. » Romeo Castellucci
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Orchestre de Paris
Direction Esa-Pekka Salonen Mise en scène, décors, costumes, lumières Romeo Castellucci Dramaturgie Piersandra Di Matteo Soprano Julie Roset Alto Marie-Andrée Bouchard Lesieur
Chef de chœur Richard Wilberforce Collaboration à la mise en scène Filippo Ferraresi Collaboration aux décors Alessio Valmori Collaboration à la lumière Marco Giusti
Avec Andrea Barki, Bernard Di Domenico, Fabio Di Domenico, Chœur de l’Orchestre de Paris, Clémentine Auer, Emile Yebdri, Eurydice Gougeon-Marine, Francis Vincenty, Jean-Marc Fillet, Maïlys Castets, Matthieu Baquey, Michelle Salvatore, Raphaël Sawadogo-Mas, Romain Lutinier, Sandra Français, Sarah Namata, Simone Gatti, Chœur de l’Orchestre de Paris
Photographe Monika Rittershaus
Reprise de la production du Festival d’Aix-en-Provence 2022, en coproduction avec la Philharmonie de Paris, La Villette – Paris, l’Abu Dhabi Festival et le Teatro Colón
Coréalisation La Villette – Paris, Festival d’Automne, Philharmonie de Paris
Informations pratiques
Grande Halle
Métro
Ligne 5 - Porte de Pantin
Tram
Tram 3b - Porte de Pantin
Bus
Bus 75, 151 : Porte de Pantin
Parking
Q-Park
Philharmonie
Q-Park
Cité de la Musique - La Villette
Q-Park
Cité de la Musique - Conservatoire
Parking
Cité des Sciences
- PMR contact au 01 40 03 75 75
- La scénographie du spectacle ne permet pas une visibilité totale pour les personnes en fauteuil roulant.
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- Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes et des personnes non averties.
- Spectacle en allemand non surtitré
- Petite restauration sur place avant le spectacle dans la Grande Halle.
- Plusieurs offres de restauration dans le parc avant ou après le spectacle, à découvrir ICI.
La presse en parle
« Entre l’espoir et le désespoir, le cynisme et la piété, la musique élabore un mouvement oscillatoire qui donne du souffle et de la souplesse au système Castellucci. »
Libération« La force de Castellucci est de partir du réel le plus cru pour en faire de la poésie, de rendre l’actuel intemporel. »
Le Figaro« Castellucci s’empare de cette partition bouleversante, créant une installation mêlant cheval blanc, linceuls et pluie, magnifiant la musique. Suffocant, stupéfiant et consolant. »
Madame Figaro« Jouant brillamment avec l’iconographie et la symbolique catholique, Romeo Castellucci dévoile une apocalypse qui fait écho à notre monde, les guerres ou la crise migratoire, en offrant un salut possible. »
Trois couleurs« Romeo Castellucci signe un puissant et tragique tableau performé dont la tonalité macabre éprouve et sidère. »
Sceneweb